LEGISLATIVES 2022 : Danielle MENGUE candidate LMR de la 6° Circonscription des français de l'étranger SUISSE LIECHTENSTEIN pour Le Mouvement de la Ruralité (LMR)


LEGISLATIVES 2022 : Danielle MENGUE candidate LMR de la 6° Circonscription des français de l'étranger SUISSE LIECHTENSTEIN pour Le Mouvement de la Ruralité (LMR)

Article
Accueil Danielle MENGUE 2022
 
| Danielle MENGUE 2022 | Divers | Divers  Vu 564 fois
Article N°26613

LEGISLATIVES 2022 : Danielle MENGUE candidate LMR de la 6° Circonscription des français de l'étranger SUISSE LIECHTENSTEIN pour Le Mouvement de la Ruralité (LMR)

Article du 24h présentant Danielle Mengue

Législatives françaisesQui sont ces «Vaudois» qui rêvent de siéger à l’Assemblée nationale?

 

Au moins quatre des quinze candidats de la 6e circonscription des Français de l’étranger, celle de la Suisse et du Liechtenstein, vivent dans le canton.

Emmanuel Borloz
Emmanuel Borloz

L’un des 577 députés du second quinquennat Macron représentera les Français de la Suisse et du Liechtenstein à l’Assemblée nationale.
L’un des 577 députés du second quinquennat Macron représentera les Français de la Suisse et du Liechtenstein à l’Assemblée nationale.
AFP via Getty Images

Emmanuel Macron rêve de la voir décrochée par l’un de ses très proches, son témoin de mariage Marc Ferracci, candidat «parachuté» depuis Paris. Mais chez nous aussi, la sixième des onze circonscriptions des Français de l’étranger, celle de la Suisse et du Liechtenstein, attise les appétits. À commencer par celui du député sortant, le remuant Joachim Son-Forget.

La liste compte en tout quinze candidats, qui n’ont pas l’obligation de vivre en Suisse ou au Liechtenstein. En jeu: l’un des 577 sièges de l’Assemblée nationale qui seront repourvus d’ici au 19 juin, date du deuxième tour des législatives françaises. À noter qu’à l’étranger, le scrutin a lieu une semaine plus tôt que dans l’Hexagone. En Suisse, les 148’000 électeurs français qui n’ont pas voté sur internet sont donc attendus au premier tour ce dimanche.

D’après nos recherches, au moins dix candidats de la 6e circonscription vivent en Suisse, dont quatre dans le canton de Vaud, où les Français constituent désormais la plus grande communauté étrangère. Mais qui sont ces «Vaudois» qui rêvent de devenir député à l’Assemblée nationale? Présentation.


 

Qui sont-ils?

Il y a une femme et trois hommes. La première, Danielle Mengue, 40 ans, vit au Mont-sur-Lausanne avec mari et famille. «Je vis en Suisse depuis deux ans», précise la mère de quatre enfants. Au quotidien, la candidate travaille dans le milieu informatique, au sein de son entreprise de services numériques.

Le deuxième candidat «vaudois», Jérôme Dumarty, 49 ans, vit dans le canton depuis plus de dix ans. «À Pully», glisse le quadragénaire, par ailleurs ingénieur sanitaire. «Je travaille dans un bureau d’études en techniques du bâtiment, actif dans les énergies renouvelables, en particulier le solaire.»

De son côté, Philippe Tissot, 60 ans, du parti d’Eric Zemmour, vit à Lutry. Marié et père de quatre enfants, le candidat vit en Suisse depuis dix-huit ans. En marge de son engagement politique, le sexagénaire est à la tête d’une entreprise de conseil aux institutions monétaires, qu’il a créée.

Enfin, le dernier candidat du canton, Ernest Priarollo, 53 ans, marié et père de deux enfants, est arrivé en Suisse il y a vingt-cinq ans. Ingénieur industriel passé par de grandes entreprises internationales qui lui ont fait sillonner l’Europe, le Lausannois d’adoption a ensuite posé ses valises en Suisse où il a fondé une entreprise.

Que proposent-ils?

«Parce qu’il faut sauver la France», répond Philippe Tissot lorsqu’on lui demande pourquoi il se présente. Représentant du parti d’Eric Zemmour, Reconquête!, le candidat fustige «la transformation de la culture française», «le gloubi-boulga idéologique» et «l’islamo-gauchisme qui sévissent dans l’Hexagone». «Je préfère une immigration contrôlée et mieux intégrée plutôt que d’ouvrir grand les vannes pour retrouver des gens sous les ponts.»

Dans son programme estampillé «Réforme et Travail», Ernest Priarollo met le cap sur l’économie et propose de réduire les dépenses annuelles de l’État d’environ 250 milliards d’euros. «Si rien n’est fait, nous nous dirigeons vers une crise financière comme celle de 1929, puisque la faillite de la France entraînerait celle de toute l’Europe du Sud dans son sillage. Il faut mettre en place des mesures comme celles qui ont sauvé la Suède de la stagnation créée par la dépense galopante», estime le candidat.

De son côté, Jérôme Dumarty, qui avait déjà fait parler de lui en Suisse lorsqu’il partait en croisade contre le foie gras, représente le Parti animaliste. «La démarche de ce mouvement est la bonne: il n’est centré que sur la cause animale, seul moyen de faire émerger une problématique souvent noyée dans les questions écologiques. Or 84% des Français veulent une meilleure prise en compte de cette question.»

Enfin, chez Danielle Mengue, du Mouvement de la ruralité (LMR), ce sont les campagnes, les agriculteurs et leurs valeurs qui sont mis en avant. «Nous voulons réconcilier les villes et les campagnes. Pendant la pandémie, beaucoup de citadins sont partis vivre à la campagne. Sur place, ils ont réalisé qu’il manquait beaucoup d’infrastructures. Notre projet, qui mise sur le vivre-ensemble, vise à rééquilibrer la balance.»




 

Comment font-ils campagne?

La campagne a beau être dans sa dernière ligne droite, inutile de chercher des affiches des candidats dans nos rues, vous n’en trouverez pas. Et pour cause. «Nous n’avons pas le droit aux affiches sur les emplacements officiels en Suisse», glissent les candidats dans un même soupir, comme pour souligner la difficulté de faire campagne à l’étranger.

«J’ai bien pensé à placarder aux emplacements libres mais ça aurait été étrange. J’ai aussi envisagé de distribuer des tracts aux débarcadères de la CGN avant de me raviser», explique Jérôme Dumarty, qui s’est alors rabattu sur l’endroit où l’immense majorité des candidats de la 6e circonscription font campagne: internet et les réseaux sociaux.

«On essaie de viser les bonnes personnes, mais ce n’est pas toujours évident car les gens qu’on croise au quotidien ne sont pas tous concernés, ajoute Danielle Mengue, qui confie avoir beaucoup recours au mailing. Philippe Tissot aussi. «J’ai récupéré les e-mails LEC (ndlr: listes électorales consulaires) où figurent les Français de l’étranger. Mais le taux d’ouverture de ces courriels oscille entre 8 et 20%.»

«Beaucoup de courriels finissent dans les boîtes «spam» des destinataires et ne sont jamais vus», soupire Ernest Priarollo.

Restent alors le réseau, les connaissances… et le terrain. Danielle Mengue et Philippe Tissot confirment sillonner la Suisse de long en large à la rencontre des Français d’ici. Un «luxe» que ne se permet pas Ernest Priarollo. «Petit candidat, je n’ai pas le budget.»


FABIAN BAUFRETON

Lien :https://www.24heures.ch/qui-sont-ces-vaudois-qui-revent-de-sieger-a-lassemblee-nationale-611754013794

  • 0
    • j'aime
    • Qui aime ça ? »
  • 0
    • je n'aime pas
    • Qui n'aime pas ça ? »
  •  
 

Réagissez, commentez !

  • Aucun commentaire pour l'instant
rechercher un article, une vidéo...